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29.1.17

restallan. Restallar. Se escribe así? Renacen, se retuercen, retruécanos, ratatouille. Reviven al fuego las picaduras en mi cuerpo, la noche y la temperatura de la sangre las despiertan. Pican.
Al final sería cosa de sencillamente elegir a la persona que más te guste y hacer de eso tu pareja. No existe, hoy, eso de ser parecido a alguien, eso de las afinidades, la química: agarrá a cualquiera de la mano e intentá construír una vida, un momento de vida compartido. No hay media naranja, sino que te amoldarás a lo que tengas al lado, dos amantes en un puente. La pesadilla de una ciudad, una ubicación que nos condena. Siempre dije que soy más atractiva fuera de Buenos Aires, "en vacaciones soy divina". Claro. Descontextualizada. Te lleva el puente a lo más bajo de vos? Qué harías para evitar lo que temés? El miedo y el egoísmo. La noche intemporal del amenazado. La tensión en los músculos que provoca lo onírico, las frases murmuradas, inconclusas, ilógicas. Cuánto vas a cambiar hoy? Deambulo, diluyo, diluvio, me vuelvo todo el sentido, y consecuentemente me hago nada. Haiku. Y mi monstruo que me mira desde atrás de la puerta, siempre unidos. El puente, volvamos al puente. Elegir a cualquiera, y hacer de ello el amor. Amor, una percha bonita, una creencia, una fé. La creación humana por excelencia, junto al hambre, la pintura, los unicornios y las bombas. "Estar contigo o no estar contigo es la medida de mi tiempo." Me atormenta todo eso que no me es. Espero que esta no sea una noche larga.

1.6.14

No es el ángulo oblicuo que me atrae, ni la línea recta, dura, inflexible, creada por el hombre. Lo que me atrae es la curva libre y sensual, la curva que encuentro en las montañas de mi país, en el curso sinuoso de sus ríos, en las olas del mar, en el cuerpo de la mujer preferida. De curvas es hecho todo el universo, el universo curvo de Einstein.
Oscar Niemeyer

4.12.12

"Wird's besser?
Wird's schlimmer?
fragt man alljährlich.
Seien wir ehrlich:
Leben ist immer lebensgefährlich!"

Erich Kästner

14.11.12

Liberté
Paul Eluard (1895-1952)

Sur mes cahiers d'écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable sur la neige
J'écris ton nom

Sur toutes les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J'écris ton nom

Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J'écris ton nom

Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l'écho de mon enfance
J'écris ton nom

Sur les merveilles des nuits
Sur le pain blanc des journées
Sur les saisons fiancées
J'écris ton nom

Sur tous mes chiffons d'azur
Sur l'étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J'écris ton nom

Sur les champs sur l'horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J'écris ton nom

Sur chaque bouffée d'aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J'écris ton nom

Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l'orage
Sur la pluie épaisse et fade
J'écris ton nom

Sur les formes scintillantes
Sur les cloches des couleurs
Sur la vérité physique
J'écris ton nom

Sur les sentiers éveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
J'écris ton nom

Sur la lampe qui s'allume
Sur la lampe qui s'éteint
Sur mes maisons réunis
J'écris ton nom

Sur le fruit coupé en deux
Dur miroir et de ma chambre
Sur mon lit coquille vide
J'écris ton nom

Sur mon chien gourmand et tendre
Sur ses oreilles dressées
Sur sa patte maladroite
J'écris ton nom

Sur le tremplin de ma porte
Sur les objets familiers
Sur le flot du feu béni
J'écris ton nom

Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend
J'écris ton nom

Sur la vitre des surprises
Sur les lèvres attentives
Bien au-dessus du silence
J'écris ton nom

Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J'écris ton nom

Sur l'absence sans désir
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J'écris ton nom

Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l'espoir sans souvenir
J'écris ton nom

Et par le pouvoir d'un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer

Liberté

27.10.12


"...Il a écrit cette maxime : « Se garder de l’espérance, mauvais guide », et cette autre : « Ne rien exposer au hasard de ce qui peut être assuré par le temps ou par la prudence. » Enfin, avec le siècle, il a pleine confiance dans la raison qui montre toujours « le vrai chemin de la gloire »